Le Sommet Mondial sur le Développement Durable, qui s'est tenu à Johannesburg a appelé à des mesures d'encouragement en faveur de la conservation, à une gestion responsable des ressources et à l'application des lois dans les pays en développement. Il a souligné la nécessité de soutenir l'utilisation des forêts pour la croissance économique, tout en veillant à leur préservation en tant que ressources de base.

En Afrique et au Cameroun en particulier, les forêts sacrées intéressent de plus en plus les scientifiques et les organismes de protection de la nature. En effet, elles sont, avec les pratiques qui s’y rattachent, considérées comme de véritables sanctuaires de biodiversité végétale et animale, et des alternatives à explorer pour la sauvegarde de l’environnement.

Ces forêts constituent la méthode traditionnelle de conservation de la biodiversité. Elles aident à protéger les écosystèmes ou les habitats particuliers et présentent ainsi des aspects positifs, susceptibles d'enrichir les politiques nationales en la matière.

Depuis des décennies, l'exploitation culturelle des forêts sacrées ne constituait pas une menace pour l'intégrité de l'espace ni pour ses composantes naturelles. Toutefois, les menaces socioculturelles et les pressions économiques et démographiques constituent de nos jours les premiers facteurs de désacralisation et d'exploitation des ressources de ces écosystèmes